Les Croisés et Acolytes
Ils ont tout quitté : leur nom, leur monde, leurs chaînes. Il faut une particulière détresse pour offrir sa vie à une foi, et une particulière grandeur pour le faire en connaissance de cause. Les croisés et les acolytes portent les deux. J’en ai connu beaucoup, traversé certains, enterré d’autres. Leurs vies sont ici, avec leurs victoires, leurs cicatrices et leurs silences. Les silences, chez eux, sont souvent la partie où ils se dévoilent le plus.
Les Impériaux
Derrière l’uniforme de l’Empire, des visages. Des généraux, des sénateurs, des agents, des individus qui font parti d’un rouage inarrêtable. Je les connais aussi, parfois mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes, et c’est précisément ce qui rend cette section divertissante à relire. L’histoire jugera. Elle est en train de le faire, en ce moment même, lentement.
Les Corporatistes
Le capital n’a ni drapeau ni foi, et c’est en cela qu’il est le plus sincère de tous les camps. Les corporations vendent leurs machines, leurs poisons et leurs soldats augmentés au plus offrant, sans haine ni conviction. Certaines caressent le profitable espoir de façonner des divinités qui leur seront supérieures. Une folie mais la plupart du temps elle ne savent jamais vraiment exactement ce qu’elle avait créé. Je les fréquente avec curiosité, et un certain relâchement : ce sont les seuls, avec les enfants, à ne jamais mentir sur leurs motivations.